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La motivation : Elle est née il y a deux mois en voyant cet extrait : "Mademoiselle, faut pas courir, quand vous courez votre derrière bouge et c'est pas bien", "- Et bien vous n'avez qu'à pas regarder mon cul!". Un choc ! Puis, il y a eu le festival de Cannes et le Prix du Jury. Et enfin la sortie en salle...
Le pitch : La vie Marjane, une gamine de huit ans à Téhéran. Famille, révolution, guerre, exil, retour et République Islamique... Entre rires et crises...
Su-per-be ! L'auteur de la bédé éponyme, Marjane Satrapi réussit un superbe passage à l'écran avec l'aide de Vincent Paronnaud. Le sujet est grave mais traité avec une forme d'humour caustique dont je suis assez friand. L'aspect historique est intelligemment expliqué pour que le spectateur lambda puisse saisir les tenants et aboutissants. On devient rapidement proche de chaque personnage et vibre à chacune de leurs émotions. C'est alors que la dimension géographique s'estompe, et l'histoire devient universelle.
Le traitement graphique, fidèle à l'œuvre originale, offre une dimension toute particulière comme une cerise sur le gâteau. Comme quoi, pas besoin d'animation 3D à outrance à grand renfort d'opération marketing. La simplicité paye quand un scénario et des dialogues sont travaillés en profondeur.
Mention spéciale du Jury (composé de moi) pour le monologue dans l'amphithéâtre qui en colle une bien belle à l'hypocrisie masculine.
_ Un rôle pour orpheus : La Grand-mère (voix de Danielle Darrieux). D'abord parce qu'elle a un franc-parler dans lequel je me reconnais. Si j'avais des enfants, j'imagine assez bien ce type d'éducation. Et ensuite parce que... non, ce serait trop long... j'en ferai peut-être un billet à part.


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