21 Septembre 2008

 
Sticky and Sweet
 
 

Blablabla... Elle a la pêche... Blablabla... C'est du grand show... Blablabla... Ça déchire grave... Blablabla... Elle bouge bien pour son âge la vieille... Blablabla... Et pi les danseurs c'est quelque chose... Blablabla... Wow, les animations sur les écrans... Blablabla...
A chaque concert de Madonna, on peut ressortir cette litanie des compliments (qui finira bien par frôler l'insupportable rengaine).
Et bien pour le Sticky and Sweet Tour, je réitère ces louanges, et j'en ajoute une supplémentaire : Pour une fois, toutes les chansons sont chantées live. Alors oui, de temps à autres une note part en vrille agresser le conduit auditif. On n'est pas bêcheuse, on pardonne. Faut le faire quand même sur certaines chorégraphies un peu speedés. Et pour ce qui est des slow, j'ai été agréablement surpris par la clarté et l'ampleur de la voix (notamment sur You must love me).

Mais... parce qu'il y a un quand même un mais...

Pour les avoir tous vu, je trouve que c'est le moins inspiré de tous les concerts de Madonna.
L'entrée sur scène avec Candy Shop est copie conforme du showcase promotionnel de l'album. Pareil pour Music, Miles away et Ray of light qui en reprennent les mises en scène, arrangements musicaux et chorégraphies. Même la réorchestration de La Isla Bonita avec le Lela pala tute de Gogol Bordello qui pourrait apparaître comme une bouffée de fraîcheur n'est qu'une répétition du Live Earth de l'été 2007. Et pire encore, le show se conclue sur la même version promo de Give it 2 me. Dommage de conclure le Sticky and Sweet Tour sur un air de déjà-vu.
Par manque de temps, j'avais réussi à faire l'effort d'éviter les fuites internet. Je pensais donc être surpris, et il faut bien avouer que ça n'a pas été le cas. Je suis resté en attente du truc qui marquerait l'esprit. On est loin des moments forts du Blond Ambition, du Girlie Show ou du Drowned World ou Confessions Tour... Peut-être Devil Wouldn't recognize you, où allongée sur un piano en ombre derrière un écran circulaire, elle offre le seul moment d'émotion d'un concert plus icy que sticky.
Alors toute la presse se jette sur l'interlude Get Stupid, seul os qu'ils ont à ronger, où Madonna en vidéo attire l'attention sur l'urgence d'agir pour sauver la planète en raillant McCain au passage... Là encore petit parfum de ressuçade puisqu'elle nous avait déjà fait le coup avec W. et tous les autres affreux jojos dans un interlude vidéo du même acabit au Confessions Tour.
Je vais être charitable et ne m'étendrai pas sur les costumes...

En attendant, c'était géniaaaaal.
J'y retournerai bien ce soir d'ailleurs...




 
 

Ce billet est classé dans :
Ciném'Arts

 

Les Commentaires
 
2 commentaires  
 
Enguerrand   le : 22 Septembre 2008 19:06
web.me.com/enguerrand1/Le_chevalier_Enguerrand/Blog/Blog.html
Je t'embrasse où?
(le chevalier qui y est allé les deux soirs, lui...)
pompom

orpheus   le : 22 Septembre 2008 19:42
Enguerrand : Mais où tu veux, darling ! (veinarde!)



 
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