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Jamal Malik, jeune indien des bidonvilles de Mumbai, est fermement (doux euphémisme) interrogé par la police pour avouer sa tricherie au "Qui veut gagner des millions" local. Saura-t-il justifier la provenance des bonnes réponses ? Pourra-t-il se présenter pour sur le plateau pour la dernière question ? Retrouvera-t-il celle qu'il aime ?
Orpheus dans "Slumdog Millionaire" ? Non, je ne suis pas celui qui gagne les millions. Plus celui qui est capable de les dépenser sans les avoir. D'ailleurs la semaine prochaine, je... enfin bon, ça c'est une autre histoire...
Et sinon ce film ? J'y allais vraiment sans grande motivation. La bande-annonce m'avait laissé plus que perplexe. Mais bon, je me suis laissé convaincre par un Danny Boyle aux manettes et 4 goldens globes raflés cette semaine. Après tout, Boyle est peut-être un génie qui a réussi à insuffler de la matière là où à priori il a l'air d'en manquer... Et bien faut vraiment aimer le style Oliver Twist mixé avec Roméo et Juliette, le tout à la sauce curry contemporaine. Non, je n'ai vraiment pas été convaincu. J'ai trouvé que cela manquait terriblement de consistance, à la limite même des clichés. Dès le premier quart d'heure on comprend que tout sera très prévisible, et d'ailleurs, tout se passe exactement comme on s'y attendait. Meilleur film et scénario. Non, certainement pas. L'intérêt de Boyle pour l'Inde est néanmoins palpable. Il filme le pays et ses contrastes à la manière d'un touriste observateur et impressionné. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il avait sauté sur l'adaptation d'un roman indien comme prétexte pour tourner là-bas. J'ai ressenti le même malaise sur certaines de ses images qu'à voir des touristes photographier les "visages d'enfants mendiants si expressifs". C'est le côté esthétique qui finit par dépasser la violence de la réalité qui me dérange. Meilleur réalisateur. Non, pas sur ce coup-là. Et celui de la meilleure musique ? Elle a au moins le mérite de ne pas passer inaperçue. J'aurai pu apprécier pourtant le décalage évident entre l'enfance miséreuse de Jamal et son succès au jeu télé. La gamin qui prend sa revanche parce que même s'il n'a pas eu d'éducation académique la vie lui a tout appris (ou presque), ça aurait vraiment pu me plaire. Tiens, et bien voilà : je suis ressorti de ce film tout comme pour Forrest Gump, ça aurait pu, mais au final, ça ne l'a pas fait...
Le plus mieux ? Sur la dernière image, je me disais que ce Slumdog Millionaire manquait terriblement de Bollywooderies. Heureusement, le générique de fin était là pour y remédier. Un vrai délice bien rafraichissant après un bouquet final d'une mièvrerie affligeante.
Le plus pire ? Je vais faire l'impasse sur les gros problèmes de crédibilité de certaines séquences. Du coup, même pas eu envie de m'arrêter au traiteur indien sur le chemin du retour...
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