TagNaaaazi

Un peu occupé ces derniers jours, j'ai raté la sortie officielle du dernier double album de Prince. Pas de problème, j'ouvre mon iTunes cet après-midi pour remédier à cela. Et là, je vois les titres...
Facepalm...
TOUT EN CAPITALES ! Et pour le second album, AUCUNESPACEENTRELESMOTS !
Rhaaaaa ! Non, non ! Mais c'est pas possible ça !

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Autant je peux avoir _parfois_ de l'indulgence pour les fantaisies typographiques de mes contemporains qu'il ne faut pas déconner avec ma bibliothèque musicale. Chacun ses psychorigidités, pour ma part, il est hors de question que ce soit le bordel dans ma musique... Je vais donc encore devoir éditer les tags pour retrouver une harmonie dans mes fichiers et la paix dans mon esprit...
En fait, je ne sais pas trop pourquoi je m'emporte, je suis toujours obligé d'éditer les tags des musiques que je télécharge. Parce que, vois-tu, j'ai des règles bien précises qui hélas ne sont pas celles des plateformes de téléchargement. Tout simplement parce que j'ai commencé à construire ma bibliothèque numérique (ou digitale, c'est pareil ! Gniark gniak gniak) bien avant l'existence d'iTunes et autres. Et bien entendu, il est absolument hors de question que je me retape tout le boulot ! Nomého.

Nom de l'Artiste : Majuscule uniquement aux initiales du prénom et nom. Et bien entendu, si l'initiale est accentué, on garde l'accent.
Titre de l'Album : Majuscules initiales partout, à l'exception des petits mots de liaisons (par exemple pour le dernier album de Daho, ça donne : Les Chansons de l'Innocence Retrouvée).
Titre du morceau : Majuscule initiale au premier mot uniquement, les autres mots sont tout en minuscules. Là, bien souvent, je dois virer les majuscules des morceaux téléchargés.
Voilà pour les règles de bases. Après viennent les petites particularités...
S'il s'agit d'un duo, j'ajoute au titre du morceau " - feat. Nom de l'Artiste" (ou " - avec Untel" si ce sont des français) avec les majuscules là où il faut. Ce qui donne par exemple pour un titre du dernier album de Maroon V "My heart is open - feat. Gwen Stefani". Pourquoi inclure ça dans le titre ? Parce que je n'ai pas envie de multiplier les noms d'artistes en fonction des collaborations. Si le duo se trouve sur l'album d'Untel, c'est lui l'artiste et l'autre qui est mentionné dans le titre...
S'il s'agit d'un remix, j'ajoute encore au titre du morceau " - nom du remix" tout en minuscules. Par exemple, pour un morceau de P!nk, on trouve "Blow me (one last kiss) - firebeatz club mix". Hihihi, oui, là il y a un piège, les mots entre parenthèses font partie du titre de la chanson ;-)
Bien évidemment, les deux règles précédentes peuvent se cumuler, à chaque fois séparées par des tirets, d'abord le featuring et ensuite le nom du mix.
Ah oui, j'ajoute aussi les remixes aux albums dont le titre est extrait, et à la fin de ceux-ci, dans leur ordre de sortie (pas dans des albums à part, comme ils sont toujours distribués). Je ne souhaite pas encombrer ma liste d'albums de noms superflus. Ainsi l'album MDNA a chez moi 26 pistes (16 officielles et 10 remixes)...

Dernière chose que je fais systématiquement : effacer tous les genres ! J'ai toujours trouvé ces appellations sectaires et discutables. Je m'en passe aisément.

Voilà pour les grandes lignes. Ce n'est pas compliqué tout de même !
Je demande donc au gouvernement Valls et en particulier à sa ministre de la Culture*, Fleur Pellerin, de prendre rendez-vous avec les plateformes de téléchargement afin que mes règles typographiques soient standardisées chez les distributeurs musicaux.
Comment ça ? Tu utilises d'autres règles et tu n'es pas d'accord...
Pfff... On ne va quand même pas demander son avis au Sénat !

___

* ministre avec une minuscule parce qu'il ne s'agit que d'une fonction et Culture avec une majuscule, parce que c'est noble. Et toc !

NDLR : Oui, j'ai édité les pistes de Prince en virant les majuscules et rajoutant les espaces entre les mots. Sacrilège envers le choix artistique de l'auteur ? Peut-être, mais je n'aurais pas pu les écouter sinon. Trouble obsessionnel compulsif, je vous dis ! En même temps, je doute que ces deux albums restent dans les annales...


Talents balnéaires

Guapo @ Tossa de Mar 2014

Je regardais ces surfeurs jouer dans les vagues. S'il y a un talent balnéaire que je n'ai pas, c'est bien celui-là. Problème d'équilibre.
Mais j'en ai d'autres à mon actif.
Sur une plage, il n'y a pas mieux que moi pour repérer tous les "originaux" :

Ici, ce père exaspéré par l'incompétence de sa propre progéniture à construire un château de sable digne de ce nom. Là, cet autre qui a tout sacrifié sur l'autel de la paternité en enfilant ce maillot de bain Dora l'Exploratrice... Ici, aussi, ce papa qui prend sa fillette en photo sous toutes les coutures dans des poses qui feraient rougir Rihanna...
Impossible de les manquer, je les repère tout de suite...

Pareil pour ce garçon qui pour mettre ses attributs masculins en évidence a volontairement choisi un maillot de bain trop petit... Ou cet autre, certainement complexé, qui fait rentrer de l'air dans son maillot à peine sorti de l'eau pour que le tissus ne lui colle pas à la peau et qui se déplace avec une main devant tentant de masquer son intimité...

Bien entendu, je ne vais pas manquer ces deux garçons hétéros qui profitent que leurs copines sont allées faire trempette pour se palper sous prétexte de comparer leur musculature, et qui arrêtent promptement dès le retour des demoiselles...

Je vois les petits couples tout frais de quelques semaines dont les doigts n'arrivent pas à se démêler et dont les bouches se cherchent sans arrêt. Je vois aussi ceux qui au fil des ans ont abandonné toutes marques d'affections visibles...
J'aime aussi voir ce vieux couple, amoureux comme au premier jour, grisonnant et bedonnant, transats côte à côte, main dans la main, à remplir ensemble des cahiers de mots fléchés...

Je vois ce garçon sensible ici, je vois cet autre là. Je vois celui-ci chasser avec le souci de faire gonfler sa musculature et cet autre étudier la position de son corps et de sa serviette par rapport au soleil pour optimiser son bronzage...
Je vois les techniques de drague... Celles du dragueur comme celles de celui qui cherche à se faire draguer.

Je vois ce beau brun ténébreux tatoué d'un splendide tribal...

Je vois Madame qui fait tomber les sandwichs qu'elle prépare dans le sable, je la vois les ramasser, souffler dessus et les donner à manger à ses mioches...

Je vois ceux qui sous couvert de jouer avec leur smartphone prennent des photos des inconnus...
Je vois aussi celui, sur sa serviette rose, qui esquisse un sourire et écarte un peu plus les cuisses quand il se croit photographié...

Je vois ces hommes qui se tortillent avec leur serviette de bain pour se changer et enlever leur maillot. Une interminable gymnastique qui de toute façon est vouée à l'échec puisqu'une fesse, une gonade ou un bout de sexe finira tôt ou tard par être exposé...

Je vois ceux qui s'éclipsent vers des endroits plus "tranquilles"...

Je vois ces enfants dans l'eau qui font des grands signes à leur mère pour qu'elle vienne jouer avec eux. Je la vois faire mine de ne pas les entendre pour pouvoir faire la dorade tranquillement sur la plage...

Je vois tout...
Le monde et son bruit m'empêchent de jouir du paysage, je n'arrive pas à faire abstraction.
Au moins, dans les criques désertes, je peux me reposer et profiter...
 
Mon homme : "C'est le brun tatoué que tu zieutes ?"
Moi : "Quoi ça ?"
Mon homme, amusé et guère dupe : "Le brun, là..."
Moi, trop mielleux pour être honnête : "Pfff... Tu sais bien que je n'ai d'yeux que pour toi !"

Oui, car en plus du talent d'observation sur la plage, j'ai aussi celui de la mauvaise foi...

De la bonne image...

DragQueen Before And After - par Leland BobbéIllustration de Leland Bobbé
Voir son projet-photo "DragQueen Before and After"

Condensé d'un brunch qui a failli tourner au vinaigre...

F_ : Tiens, ça y est, j''ai enfin vu le film Les Garçons et Guillaume, À Table ! de Gallienne.
Moi : Ah oui... Mieux vaut tard que...
F_ : J'ai pas aimé du tout. Bonjour l'image de l'homosexualité...
Moi : Parce qu'il est folle ? Parce qu'il ne s'assume pas ? Parce qu'il rassure le bourgeois bien-pensant en choisissant l'hétérosexualité à la fin ?
F_ : Oui, tout ça ! Et puis bonjour les clichés sur les grosses bites et le fantasme sur les rebeus. Et puis....
Moi : Ça va merci, j'ai compris... Tu ne veux pas être associé à cette image-là parce que ce n'est pas toi.
F_ : Voilà.
Moi : J'ai trouvé ce personnage d'hétéro-folle qui se cherche plutôt touchant... mais là n'est pas le vrai problème. C'est quand même vachement prétentieux de vouloir absolument qu'un film te représente Toi, Ta Sexualité, Ton Parcours. Quitte à ignorer ou nier le parcours sexuel et l'évolution d'autrui. C'est un peu systématique à chaque fois qu'un film/série étiqueté(e) gay sort, le pédé de base veut toujours que ça raconte sa petite histoire, sa manière de vivre, etc. Et si par malheur ce n'est pas le cas, bing, on nous ressort l'argument soi-disant imparable de "la bonne image de l'homosexualité". Il y a quand même un moment où il va falloir vous enfoncer dans la tête (ou ailleurs si ça rentre mieux) qu'IL N'Y A PAS DE BONNE IMAGE et qu'IL N'Y A PAS UNE MAIS DES HOMOSEXUALITÉS ! Ton homosexualité ne vaut pas mieux que celle d'un autre.
F_ : C'est quand même vachement cliché, on est plus proche de la Cage aux Folles que de Looking...
Moi : Mais laisse-moi rire ! Le cliché des grosses bites ? Dis-moi que tu n'aimes pas ça ! Et celui des rebeus ? Ton ex, c'était bien Kamel son prénom, hein ? Et combien de films Citébeur as-tu maté ? Et puisque tu parles de Looking, c'est amusant parce que j'ai entendu des arguments du même style sur cette série... Et ta petite coupe de cheveux et ta barbe, côté cliché du pédé, tu ne ferais pas un peu sonner tous les gaydars ?
F_ : Ahaha... Bon okay, mais... ça reste limite vis-à-vis du français moyen.
Moi : Pourquoi ? Parce que tu n'assumes tes préférences ou parce que celles différentes des tiennes te font flipper ?
F_ : Mais siiiiii... Mais on n'est pas obligé  d'étaler tout ça sur la place publique.
Moi : Vivons heureux, vivons cachés, c'est ça ? Tous dans le même moule au garde à vous ?
F_: Enfin bon, bref... Toujours est-il que j'ai pas accroché sur ce film. J'ai le droit ?
Moi : Ah mais tout à fait. C'est loin d'être un chef d'œuvre. Il a d'ailleurs tous les défauts des adaptations de pièces de théâtre. Non, tu as le droit. Mais je m'en fous de ce film. Ce qui me fout en rogne c'est juste ces arguments, que j'ai beaucoup entendus et que je trouve très discutables parce qu'ils traduisent une manière de penser la vie en société qui ne me plait pas beaucoup.
 
Je vous épargne la suite de la conversation, elle est du même acabit, nous n'avons fait que tourner en rond.
Tout ça pour dire que, vous l'aurez compris, les discours sur "la bonne image" ont le don de me faire sortir de mes gonds. Et pas seulement quand il s'agit d'homosexualité d'ailleurs. Je trouve cela assez fasciste de considérer que "la bonne image" est implicitement la sienne (ou une version bien lissée et présentable de celle-ci) et que toutes les autres n'ont pas le droit ou l'intérêt d'être montrées...
Certaines personnes ne doivent avoir qu'une seule couleur à leur arc-en-ciel.

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